Sophie Simonnet, nouvelle en politique, tient à prendre le temps de s'imprégner du poste d'adjoint au maire avant de prendre toute décision. > Agrandir la photo

Qui sont nos adjoints ? A 43 ans, Sophie Simonnet est devenue onzième adjointe au maire. Elle est en charge de la démocratie de proximité et de la vie associative. Un premier pas motivé en politique.

Portrait

15 janvier 1971. Naissance à Paris.

1995. Diplômée de la Sorbonne.

 

5 avril 2014. Onzième adjointe au maire de Caen, en charge de la démocratie de proximité, de la vie associative et de l'économie sociale et solidaire.

Une petite affichette est scotchée à l'entrée de son bureau: « Sophie Simonnet, chargée de la démocratie de proximité, de la vie associative et de l'économie sociale et solidaire ». Dans son nouveau bureau de l'hôtel de ville, lumineux, Sophie Simonnet semble à l'aise. « A 43 ans, c'est la première fois que j'en ai un à moi ! » La professeur d'histoire-géographie au lycée Allende, à Hérouville, s'en amuse, mais tient à préciser d'emblée : « J'ai encore en charge, entre autres, deux classes de terminale. C'est impensable pour moi de les laisser tomber à l'orée du bac. » Voilà qui est dit.

Un agenda des plus chargés

L'élue qualifie ses premières semaines à la Ville de « particulièrement passionnantes ». L'agenda est tout de même chargé : « Il faudrait parfois être à trois endroits en même temps. » Il faut aussi ajouter la gestion de trois enfants à son planning. L'aînée est âgée de 18 ans, et le dernier d'à peine 4 ans. Elle reprend, doucement : « L'année prochaine, je passerai à mi-temps au lycée. Mais l'année prochaine... »

Cette Parisienne a débuté en banlieue, dans un lycée jugé difficile. Son arrivée dans la capitale bas-normande, elle la doit à son mari, historien féru de la Seconde Guerre mondiale et ancien directeur scientifique du Mémorial de Caen. Elle l'a rencontré sur les bancs de la Sorbonne. Sophie Simonnet s'est engagée dans les municipales avec son total soutien.« Sans son appui, je ne me serais pas lancée. »

Pour l'heure, elle continue d'enseigner l'histoire, mais dans une autre langue. « Je m'occupe de la filière Abibac, qui fait passer un double diplôme, le bac français et allemand. »

La langue de Goethe, Sophie Simonnet la pratique depuis sa plus tendre enfance. « Toute ma famille parle allemand. Mon premier voyage en Allemagne remonte à mes 12 ans. Depuis, j'essaye de m'y rendre deux à trois fois par an. » Son endroit préféré outre-Rhin ? Une ancienne manufacture berlinoise du XIXe siècle, qui a été transformée en atelier d'artistes.

Elle démarre en politique début 2013 grâce à Sonia de la Provôté, colistière de Joël Bruneau, qui a décelé chez elle « un fort sens de l'engagement, une travailleuse très ouverte aux autres. Et qui est toujours enthousiaste. » Ce qu'elle veut apporter aux Caennais, c'est un oeil neuf, sans idées préconçues.

Présidente d'une association périscolaire, secrétaire générale du Mouvement européen Basse-Normandie depuis quatre ans, ou encore ex-secrétaire d'une crèche, elle connaît les rouages de la loi 1901. Son envie de s'investir pour la ville de Caen va de pair avec son implication associative.

Romain Bail, maire d'Ouistreham et proche d'elle, aime à parler de Sophie Simonnet comme « d'une femme déterminée mais posée, toujours diplomate ».

Avec une pointe de franc-parler, elle estime « qu'il ne serait pas bon de prendre des décisions tout de suite. Je suis encore dans une phase d'imprégnation. »

Journal Ouest-France du lundi 12 mai 2014
Edition : Caen

Jérémy BONNET.

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