Aristide Olivier ne prend pas ses nouvelles fonctions comme un parcours d'obstacles. « On a autant de gymnases que la ville de Lyon. Il y a donc des possibilités de faire parler de Caen par le sport. »

Qui sont nos adjoints ? Ancien président de son club de coeur, Aristide Olivier est devenu maire adjoint. Cet enseignant de 32 ans va coller des étiquettes sport, jeunesse et vie étudiante sur ses nouveaux cahiers.

Portrait

S'il renvoie les premiers services à la vitesse où il parle, nul doute qu'Aristide Olivier doit encore toucher sa bille au tennis. Plus jeune président d'un grand club, à 23 ans, il est monté au filet pour redonner l'avantage au TC Caen, en 2006, et doper l'Open. Il vient pourtant de ranger ses raquettes. Balles neuves et cap sur la mairie de Caen, où il troque le sac du sportif pour le parapheur de maire adjoint... aux sports, à la jeunesse et à la vie étudiante.

 

Né en 1981, Aristide Olivier est le benjamin d'une famille de sportifs : « Mon père faisait du foot, ma mère du tennis de table et les trois enfants se sont lancés dans le tennis. » Stanislas est devenu prof de tennis, Angélique a été numéro 15 française « et moi, lance le petit dernier, je suis devenu président du club, car je n'étais pas assez bon sur le terrain ». Abonnée des courts et des gymnases, la famille Olivier déclare alors souvent forfait « aux réunions de famille ».

Ramasseur de balles

Au collège de Ouistreham, déjà, il fait 3 heures de sport en plus. « Du rugby, de l'athlé, du hand... », se souvient l'ancien étudiant en économie, devenu instit' à l'école Lyautey, où il s'occupe des CM2 du quartier Vaucelles depuis sept ans.

Il court, il fonce et assure « vivre et respirer Caen depuis toujours ». Dans une ville sacrée la plus sportive de France en 1993, ses souvenirs de balles ou de ballons sont nombreux : « Je me souviens de la finale du championnat d'Europe de tennis de table, au Zénith, de la montée de Malherbe en Ligue 1, en 1996...» Difficile pour lui de ne pas ajouter le tennis et le « Top ten », l'ancêtre de l'Open : « J'ai été ramasseur de balles pour Tomas Muster, n° 9 mondial. »

Licencié, jamais encarté

S'il a une préférence pour la raquette et les courses de haies, il n'est en revance attaché à aucune chapelle politique. « Je n'aime pas les idées préconçues ou trop tranchées. » Licencié depuis toujours mais jamais encarté.

Président d'un club aux 1 250 adhérents pendant près de huit ans, Aristide Olivier fréquente la politique depuis 2008 : « Quand j'ai commencé à redresser le club et à développer l'Open, avec toute l'équipe du TC Caen, Brigitte Le Brethon m'a sollicité pour les municipales », se souvient le jeune homme, qui n'a pas une image négative des arcanes politiques : « C'est plutôt un bon moyen pour changer les choses. » Première tentative, premier échec. Même chose pour les régionales de 2010, dans le sillage de Joël Bruneau. Déjà...

En 2014, la troisième manche sera la bonne. Voisin de bureau de Sonia de la Provôté et d'Amandine François, Aristide Olivier se donne encore quelques semaines pour faire le tour des clubs, des MJC, des événements sportifs et étudiants qui font parler de Caen. Des équipements « dont un bon nombre commence à prendre de l'âge » et de l'équilibre, « entre sport amateur, haut niveau et statut professionnel ».

Enseignant, président de club, élu municipal... Aristide Olivier va bientôt prendre de nouvelles responsabilités, de nouveaux engagements. En 2015, il se mariera avec Suzanne, sa compagne interne en médecine et pianiste. D'ici là, il sera aussi papa. La naissance est prévue pour novembre. Un musicien, une sportive ?

Sébastien BRÊTEAU.

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